{"id":1011,"date":"2025-03-02T16:53:28","date_gmt":"2025-03-02T16:53:28","guid":{"rendered":"https:\/\/esrenens.ch\/lemon\/?p=1011"},"modified":"2025-03-02T19:10:36","modified_gmt":"2025-03-02T19:10:36","slug":"un-dernier-au-revoir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/esrenens.ch\/lemon\/un-dernier-au-revoir\/","title":{"rendered":"Un dernier au revoir ?\u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019\u00e9tait un soir d\u2019hiver, il faisait froid et sombre, et les \u00e9toiles brillaient. J\u2019\u00e9tais persuad\u00e9e que tu en faisais partie. Elles brillaient autant que ton sourire avant qu\u2019elles ne te le prennent. Je marchais dans le sombre puisque tu n\u2019\u00e9tais plus l\u00e0 pour m\u2019accompagner. Chaque pas me rappelle un souvenir avec toi dans cette petite ruelle, c\u2019\u00e9tait l\u00e0 aussi, notre premier baiser.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plus je continue mon chemin, moins j\u2019accepte le fait de tout \u00e7a, le fait que tu ne sois plus l\u00e0, que je dois continuer sans toi. Tu sais, \u00e7a beaucoup chang\u00e9 depuis ton d\u00e9part vers l\u2019au-del\u00e0, les rires sonnent faux sans toi, les pleurs r\u00e9sonnent encore dans ma m\u00e9moire, depuis ce jour, je n\u2019arrive plus \u00e0 m\u2019y faire, mais une partie de moi me dis que tu veilles miraculeusement sur moi. Je suis pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019h\u00f4pital, l\u00e0 o\u00f9 nos regards ce sont crois\u00e9s pour la derni\u00e8re fois. En revoyant cet endroit, une vague de souvenirs me revient en t\u00eate, je tenais ta main froide, te suppliant de rester avec moi et tes yeux se fermer lentement. Cet instant me revient chaque fois, comme si c\u2019\u00e9tait hier. Je regrette ce malentendu que nous avons eu avant que tu ne partes \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, cet instant me hante encore et encore. Si tu savais \u00e0 quel point je m\u2019en veux, m\u00eame que milles excuses ne pardonneraient pas mes tords.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tu sais, je me souviens encore de notre premi\u00e8re rencontre, quand tu es venu m\u2019aborder car l\u2019enseignante avait invers\u00e9 nos copies, nos moments pass\u00e9s ensemble resteront grav\u00e9s dans ma m\u00e9moire. Depuis ce jour, chaque instant avec toi me remplissait de bonheur, nos discussions interminables tenaient le soir et nos rires qui r\u00e9sonnaient le bonheur de toute voix. Une fois on m\u2019a dit que toutes les bonnes choses ont une fin, mais avec toi, je ne voulais pas que \u00e7a se finisse ainsi.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout ce que je ressens, tout ce qui me traverse l\u2019esprit je l\u2019\u00e9cris, car maintenant je suis seule, seule \u00e0 combattre ce que nous avions promis de combattre \u00e0 deux. Parfois, j\u2019en veux encore \u00e0 tes proches de ne pas t\u2019avoir donn\u00e9 les traitements qu\u2019il fallait, car cela m\u2019a fait r\u00e9aliser \u00e0 quel point ta sant\u00e9 jouait un r\u00f4le dans cette maladie. Cela m\u2019attriste de penser \u00e0 tout ce que tu as v\u00e9cu, je me sentais impuissante face \u00e0 cela car je n\u2019arrivais pas \u00e0 t\u2019aider. J\u2019essaie de me battre chaque jour avec cette douleur au c\u0153ur, mais je garde espoir qu&rsquo;un jour je vais gu\u00e9rir, \u00e7a pourrait prendre des dizaines d\u2019ann\u00e9es. Mais je ne doute pas de ma force, mais parfois je doute de ma capacit\u00e9 \u00e0 avancer sans toi. Un jour, on m\u2019a dit qu\u2019il suffisait d\u2019un sourire ou d\u2019un rayon de soleil pour aller mieux, mais dis-moi, comment faire si ton sourire \u00e9tait mon rayon de soleil ? M\u00eame si tu n\u2019es plus ici avec moi, mon amour inconditionnel ne changera jamais envers toi. \u00c0 vrai dire, j\u2019ai beaucoup de mal \u00e0 d\u00e9marrer les matins, j\u2019ai beaucoup de mal \u00e0 m\u2019imaginer que tu es parti avec des ailes sur ton dos, \u00e7a ne sonne pas r\u00e9el. Une fois, tu m\u2019as promis de ne jamais m\u2019abandonner, mais tu m\u2019as menti droit dans les yeux, des yeux dans lesquels je pourrais me noyer pendant des heures. Chaque geste, chaque phrase, chaque lieu, et j\u2019en passe, ont un souvenir avec toi. Tard le soir, je m\u2019endors avec le c\u0153ur lourd, et les matins sont encore plus d\u00e9licats. Le poids que je ressens \u00e0 chaque fois est celui de ton absence, \u00e9norme. Je me dis que c\u2019est fou comment tu as r\u00e9ussi \u00e0 tout changer autour de moi, tu as transform\u00e9 ma vie malheureuse en une vie combl\u00e9e de bonheur. Dis-moi comment est-ce possible ?&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp; C\u2019\u00e9tait un soir d\u2019automne, il \u00e9tait 17h et il faisait d\u00e9j\u00e0 nuit. Le bruit des feuilles mortes qui crissaient sous les pas des passants, j\u2019\u00e9tais assise sur ce banc, sur lequel on a tout v\u00e9cu. J\u2019\u00e9tais seule et je lisais un livre, puis j\u2019entends mon portable vibrer dans ma poche. Sur le moment je n\u2019y ai pas pr\u00eat\u00e9 attention, quelconque appel pourrait attendre, mis \u00e0 part le tien.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;Le t\u00e9l\u00e9phone a sonn\u00e9 une fois, deux fois, au bout de la troisi\u00e8me je me devais de r\u00e9pondre. C\u2019\u00e9tait ta m\u00e8re, elle \u00e9tait en sanglots apr\u00e8s que nous avions appris ta maladie beaucoup trop tard. Je n\u2019arrivais pas \u00e0 y croire, quand elle m\u2019a annonc\u00e9 cela, mon c\u0153ur s&rsquo;est serr\u00e9, je ne m\u2019attendais pas \u00e0 cette terrible nouvelle. Mon cerveau s\u2019est \u00e9teint pendant quelques dizaines de minutes. J\u2019\u00e9tais sans voix, sans savoir quoi lui r\u00e9pondre, une multitude de questions sans r\u00e9ponses me sont venues \u00e0 l\u2019esprit. Les secondes qui passaient me semblaient les plus pesantes, c\u2019\u00e9tait interminable, comme si le temps lui-m\u00eame avait d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019arr\u00eater face \u00e0 cette douleur. Une vague de chaleur intense m\u2019envahit, je me demandais si je finirais par me perdre dans cet oc\u00e9an de douleur. Chaque battement de mon c\u0153ur r\u00e9sonnait de plus en plus fort dans ma poitrine, comme si mes \u00e9motions s\u2019empressaient \u00e0 partir.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sans perdre une seule seconde, je rassemble mes affaires et je me pr\u00e9cipite vers l\u2019h\u00f4pital, le c\u0153ur battant \u00e0 tout rompre. Je ne pouvais pas m\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 ce qui m\u2019attendait \u00e0 cet endroit. La peur et l\u2019angoisse se m\u00ealaient \u00e0 mon d\u00e9sir de comprendre ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9. Arriv\u00e9e sur place, je me h\u00e2te de trouver ta chambre, impatiente de d\u00e9couvrir ce qui se cache derri\u00e8re tout cela. Chaque pas resonne avec l\u2019espoir que ma pr\u00e9sence puisse apporter un peu de r\u00e9confort.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce moment difficile, o\u00f9 les mots semblent parfois insuffisants, je souhaite que ma pr\u00e9sence soit un phare, illuminant les ombres de l\u2019incertitude. Arriv\u00e9e dans ta chambre, j\u2019ai bien vu qu\u2019il \u00e9tait trop tard. Je me suis pr\u00e9cipit\u00e9e vers toi, en n\u2019ayant que peu d\u2019espoir que tu dormais seulement. En effet, tu dormais, mais mon c\u0153ur a vite compris que le tien allait s\u2019endormir aussit\u00f4t. J\u2019ai pris ta main, qui \u00e9tait sur le point de se refroidir. J\u2019ai tout fait pour te tenir \u00e9veill\u00e9, mais j\u2019ai \u00e9chou\u00e9, excuse-moi. J\u2019ai vu tes yeux se fermer devant les miens, nos regards se sont enfin s\u00e9par\u00e9s ? Ta main devenait de plus en plus froide, et ta peau de plus en plus p\u00e2le. J\u2019ai tout essay\u00e9, j\u2019ai cri\u00e9, j\u2019ai pleur\u00e9, je t\u2019ai suppli\u00e9 mais rien ne faisait effet. Ton \u00e2me a quitt\u00e9 ton corps, le moment que je d\u00e9sirais le moins est venu. Les infirmi\u00e8res sont arriv\u00e9es en ayant espoir de te r\u00e9animer, elles savaient elle aussi, que cela \u00e9tait trop tard. J\u2019ai attendu une heure en esp\u00e9rant avoir ton retour, mais ce n\u2019\u00e9tait pas toi qui es sorti de cette chambre, c\u2019\u00e9tait une infirmi\u00e8re, elle s\u2019avan\u00e7ait vers moi, j\u2019ai aussi vite compris la nouvelle qui m\u2019attendait. L\u2019angoisse m\u2019a envahie, et chaque pas qu\u2019elle faisait sembler r\u00e9sonner comme un \u00e9cho que je redoutais. Ses yeux \u00e9taient remplis de compassion, mais je savais que les mots qui allaient suivre allaient changer ma vie \u00e0 jamais. La peur s\u2019est empar\u00e9e de moi, et j\u2019ai senti mon c\u0153ur battre la chamade, comme si chaque seconde qui passait me rapprochait d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 que je n\u2019\u00e9tais pas pr\u00eate \u00e0 affronter. J\u2019avais envie de fuir, mais je restais fig\u00e9e, attendant cette annonce qui allait bouleverser tout ce que je croyais.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019\u00e9tait un soir d\u2019hiver, il faisait froid et sombre, et les \u00e9toiles brillaient. J\u2019\u00e9tais persuad\u00e9e que tu en faisais partie. Elles brillaient autant que ton sourire avant qu\u2019elles ne te le prennent. Je marchais dans le sombre puisque tu n\u2019\u00e9tais plus l\u00e0 pour m\u2019accompagner. 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